mon-petit-mari.jpg

 

 

Résumé personnel

 

Léon n’est pas un géant.

Trêve d’euphémisme. Ce n’est pas un nain mais il ne mesure qu’1m66 alors que sa femme mesure elle plus d’1m80. Toutefois, ils s’en sont toujours bien accommodés. Lors de leur mariage c’est elle qui l’a soulevé pour le traditionnel baiser des mariés. Sa femme l’a d’ailleurs toujours défendu contre les moqueries des autres.

 

Les choses se compliquent après la naissance de leur premier enfant. Quelques semaines après Léon a perdu 39 cm sans savoir pourquoi et sans que les médecins ne puissent l’expliquer. Puis à la naissance de leur fille, il perd de nouveau 39 cm et cette fois en quelques jours seulement. Léon ne mesure alors plus que 88 cm pour 30 kg (tout a réduit chez lui sauf son organe génital, chose que les médecins arrivent encore moins à expliquer). 

 

A partir de ce moment-là, sa femme commence à l’infantiliser, à la considérer comme son troisième enfant et non plus comme son mari. Entre autres choses elle le promène en poussette, lui interdit de regarder à la télé des programmes interdit aux moins de 12 ans.

Elle le prive de tous ces avantages de sa qualité d’homme mais à côté de ça, elle ne cesse de l’utiliser pour assouvir son désir sexuel faisant fi de sa taille une fois passer la porte de la chambre à coucher.

 

De son côté le fils est jaloux des quelques privilèges que son père arrive tant bien que mal à conserver en tant qu’homme de la famille. Il se met alors à maltraiter son propre père puisqu’il devient rapidement plus grand et plus fort que lui.

 

Pour finir tout devient vraiment compliqué quand la femme de Léon accouche de jumeaux et que ce dernier perd en quelques secondes 2*39 cm, ne mesure ainsi plus que 10 cm. On ne l’appelle plus « papa » ou « chéri » mais la miette, le pou, le moucheron. Il est jeté aux oubliettes et fini par manger des insectes.

 

Dans cet enfer, il va se trouver un allié inattendu pour sa survie.

 

 

Mon avis

 

Soyons clairs tout de suite, ça doit être le livre où j’ai le plus dit « mais c’est horrible » en le lisant. C’est horrible comme elle joue avec lui sexuellement alors qu’en parallèle elle le considère comme un gosse. C’est horrible comme son fils le terrorise et l’agresse physiquement.

 

C’est surprenant comme l’apparence physique conditionne l’attitude d’autrui. Parce que Léon devient petit, elle le voit comme un enfant et agit en conséquence.

 

Le médecin interprète le rétrécissement de Léon comme la disparition accélérée et littérale des aînés au profit des jeunes générations. Le prêtre y voit une punition divine ; le psychanalyste trouve ça normal que dans un couple la femme materne son mari. 

Moi j’y vois  l’écrasement, la domination dans certains couples où l’un des deux (l’homme ou la femme) ne cesse de donner des ordres à l’autre, l’infantilise ou ne le soutient pas face aux enfants et pire le diminue devant eux, lui sapant toute autorité. Ces couples où l’un ne cesse d’engueuler l’autre (parce que c’est vraiment le mot juste) et lui impose les choses sans discussion.

C’est peut-être plus dans les couples qui ne sont plus des couples au moment de la naissance de leur premier enfant. Quand par exemple la mère ne se consacre plus qu’à l’enfant et en oublie son mari (ça me fait penser au film « un heureux évènement »).

 

Ce n’est pas bien graves mais je n’aime pas trouver des incohérences ou des mots manquants (plus que des fautes d’orthographes) dans ce que je lis. Ils ont bien des relecteurs non ? Ici par exemple, l’auteur dit que le fils rattrape en taille son père à l’âge de 5 ans alors que ce dernier ne mesure plus que 88 cm. Hors à 5 ans, on mesure plus que 88 cm puisqu’il est dit qu’à l’âge de 2 ans on a atteint la moitié de sa taille adulte.

 

Je n’arrive pas à dire si j’ai aimé ou pas. J’ai été vraiment troublée par ce livre, surtout parce qu’il résonne personnellement pour moi sur certains points.


Je l'ai dit, ce livre est horrible mais il est très intéressant à lire.

 

 

La citation de la fin

 

Faire le mal sans en être conscient, c’est le pire, redoubler sa faute par l’ignorance de son étendue.

Elle est pas belle cette citation ? Ça confirme l’idée que j’ai que faire du mal sans en être conscient, sans faire « exprès » ne pardonne en rien ce qui a été fait. C’est peut-être un peu dur mais c’est comme ça que je vois les choses.

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Retour à l'accueil