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4ème de couverture

 

Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l'écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu. Si ce roman est presque entièrement dialogué, c'est qu'aucune forme ne s'apparente autant à la torture. Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l'interrogatoire, à un duel sans merci où se dessine alors un homme différent, en proie aux secrets les plus sombres. Premier roman d'une extraordinaire intensité, où Amélie Nothomb, 25 ans, manie la cruauté, le cynisme et l'ambiguïté avec un talent accompli.

 

 

Résumé (personnel) et avis (tout autant personnel)

 

Alors que le célèbre écrivain Prétextat Tach va mourir d'un cancer des cartilages (cancer très rare) d'ici quelques semaines, tous les journaux le sollicitent pour une interview. 

Préférant garder son image d'auteur discret qui ne se montre jamais (il se trouve laid et obèse, ce qu'il est a priori), il n'autorise que quelques journalistes triés sur le volet à pénétrer chez lui. 

 

Les premiers à passer, tous des hommes, se cassent les dents sur le mauvais caractère de l'auteur et ne retire rien d'exploitable de leur interview. Puis vient le tour d'une journaliste. Tach avait soigneusement tenté d'éviter ça en refusant toute demande émanant de journaux féminins mais il n'avait pas pensé que des journaux masculins puissent embaucher des femmes. Bref. 

A la différence de ses malheureux prédécesseurs, celle-ci arrive à lui tenir tête et parvient même à faire parler ce personnage imposant (dans tous les sens du terme). Au fur et à mesure de l'entretien en vient à aborder le dernier roman écrit par l'auteur, un roman inachevé. De son point de vue, l'histoire qu'il y raconte et le fait de publier un roman inachevé de son vivant est trop suspect pour ne pas cacher autre chose.

 

A travers ce qu'il a écrit dans ce roman inachevé, il veut prouver que peu de gens le lisent vraiment.

 

A travers cet ouvrage, A Nothomb livre une réflexion sur ce qui motive à écrire et sur la nature de ce qu'on écrit. 

Je croyais que Stupeur et Tremblements était le premier livre de Nothomb mais c'est en fait celui ci. Cela m'a d'autant plus étonné puisque ce n'est pas souvent lors d'un premier livre qu'on écrit sur ce thème. C'est comme si l'auteure faisait une brève psychothérapie avant de se mettre à écrire d'autres livres afin de savoir où elle va et ce qu'elle fait. 

 

Du coup, à un moment, je me suis demandé si je lisais vraiment comme l'explique Tach. Je me suis sentie un peu bête en me disant que je me dis amatrice de lecture alors que j'aborde peut être les ouvrages trop superficiellement.   

Mais si on lit juste pour le plaisir sans chercher un sens caché derrière chaque ligne, n'est-ce pas quand même de la lecture ? 

 

J'étais prévenu dès la 4ème de couverture (de mon édition) que ce roman est presque totalement dialogué. Il s'est avéré que cela m'a dérangé et m'a empêché de l'apprécier à sa juste valeur. Vous le savez par rapport aux derniers articles, je suis assez copine avec Amélie Nothomb en ce moment (entendons par là que je lis tous ses ouvrages). Mais cette fois-ci à mon grand désespoir bien que l'intrigue soit intéressante, le style d'écriture m'a déplu. 

Quand on lit, du moins pour ma part, les descriptions (tout ce qui n'est pas dialogué) est plus facile à lire, plus fluide et demande moins de concentration. Loin de moi l'idée de lire sans être attentive, le dialogue constant m'a fatigué et j'ai eu du mal à le finir car je décrochais souvent. 

 

De plus, j'ai été pas mal déçue de la fin. Je m'attendais à autre chose, c'est un peu plat.

 

En conclusion, je n'en reste pas là, je continue mon marathon Amélie Nothomb, en restant déçue de celui-ci. 

 

 

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